samedi 18 décembre 2010

Sereine

Samedi, il fait nuit et il neige. Beaucoup. De gros flocons bien épais qui brouillent la vue et se coincent dans les cils. En 10 minutes la route est déjà recouverte d'un épais tapis qui glisse et grince sous les pieds.
Récapitulons :
Samedi
1è jour des vacances de Noël
La veille, fête d'anniversaire qui s'est terminée bien tard.
Aujourd'hui pas grand-chose à faire : ranger, manger, flâner sur des blogs hypo et khagneux.
Il est 18h30, je reviens de la bibliothèque, Goethe en VO dans la besace.
Il fait nuit.

Vraiment, je n'arrive pas à me dire que j'ai le droit de glander. Que n'avoir rien fait aujourd'hui n'est pas un crime. Après une semaine et demi de concours blanc, j'ai toujours l'impression qu'une épreuve m'attend au tournant. Ça doit être ça la sensation d'être en hypokhâgne : toujours se demander s'il n'y a pas quelque chose qu'on a oublié de faire. Et non, je ne me sens pas particulièrement en vacances. Ou plutôt, je n'ai presque pas envie d'en avoir. J'ai presque envie de retourner en cours lundi, de nouveau subjuguée par Dx, puis suer pour réussir à comprendre le cours de philo. Être avec les autres, flâner de tables en tables à la pause pour discuter, se glisser en douce sur le toit pour regarder les collégiens qui, tout en bas, 6 étages en-dessous, jouent en braillant.
Presque.
Disons que oui, j'ai envie d'être en cours, mais je suis aussi heureuse d'avoir deux semaines de temps libre pour lire, enfin ! La version bilingue d'Hamlet traîne sur mon bureau depuis presque trois semaines, lire du Goethe me semble de plus en plus séduisant et je brûle d'envie de relire Le Cid. Et oui, je l'admets, je suis heureuse d'avoir du temps pour prendre de l'avance.
Oui oui vous avez bien lu : prendre de l'avance. Parce que se retrouver la veille de ses concours blanc à débuter les révisions, plus jamais. Promis.
Vacances studieuses sous la neige.

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